Hier vous aviez eu le témoignage de Tatiana en tant que femme chauffeure VTC. Aujourd’hui, nous vous emmenons à la rencontre de Zhour-Chahinez, Chauffeure VTC en Ile de France. Zhour est une professionnelle qui exerce également dans les Hauts de France et en Picardie. Elle parle couramment le français, l’anglais et l’arabe. Son Italien et son espagnol sont compréhensibles. Bonne nouvelle : Dans sa Berline noire de 2018, haut de gamme, qu’elle appelle affectueusement « poupée », vous avez droit à des arrêts gratuits de 10 min sur le trajet en cas de besoin d’un achat divers.

Bonjour Zhour, depuis quand exercez-vous ?

J’exerce depuis janvier 2019. Pour la petite histoire, je recherchais une activité assez flexible et après réflexion j’ai décidé de me lancer en tant que chauffeurE privée.

Vous en tant que femme, pourquoi avez-vous choisi le métier VTC ?

Je cherchais une activité à mener. Ce que je recherchais le plus c’est la liberté et le choix. Quand on veut allier une vie familiale et une vie pro, ce métier convient parfaitement dans le sens où on a la possibilité de bien s’organiser. Par exemple, quand je suis disponible (les enfants au lycée /au collège et le mari au travail), au lieu de passer du temps à la maison à ne rien faire, je sors pour travailler. En vrai je suis contente d’avoir fait le pas, j’espère continuer, car je me rends compte que les clients sont satisfaits. Ils font appel moi et je me dis, j’ai fait finalement le bon choix.(elle sourit)

Pensez-vous que les clients aiment que ce soit une femme qui les conduise ?

Vous savez les clients me disent souvent << on a vu une femme sur le site et s’est dit pourquoi pas. D’ailleurs il y en a d’autres mais pas beaucoup non plus et on se dit : << tiens ! Pourquoi pas essayer! >> Et quand je regarde les notes, apparemment les gens sont satisfaits. Il faut aussi dire que les gens c’est plus par curiosité parce qu’ils vont utiliser un service de VTC quoi qu’il arrive surtout quand ils en ont besoin. Après ils recherchent aussi de la nouveauté.

En fait, il y a deux types de clients : Ceux qui utilisent les applications en demande immédiate et ce qui on une âme d’anticipation. Pour ceux la c’est surtout pour la nouveauté.

Les VTC ce sont des professions plutôt masculines. Et les gens me disent d’ailleurs « on ne savait pas que chauffeurE VTC prenait E » (elle sourit). Lorsque lors de leur réservation je leur envoie un texto pour leur dire que j’ai bien pris note de leur demande et , je signe Zhour ,votre chauffeurE,les gens se posent des questions, ils sont souvent étonnés. (elle sourit)

Il y a aussi des gens qui me choisissent parce qu’ils ont besoin de transport pour leurs enfants – garçon ou fille – mineur parce qu’ils les sentent plus en sécurité (ça veut pas dire qu’avec un VTC masculin il y a plus de risque), mais il y a ce côté rassurant de la femme. C’est un facteur important de choix pour les parents.

Dans votre métier, des expériences vous ont particulièrement marquées ?

J’ai des souvenirs plutôt drôles. L’exemple d’un monsieur d’un certain âge qui avait refusé que je lui ouvre la porte (elle rit). Il m’a fait faire le tour de la voiture, m’a ouvert ma portière, m’a fait rentrer dans la voiture et a refermé. Ensuite Il a refait le tour et il est monté derrière.(elle rit). Puis, il m’a dit « moi vivant, jamais une femme ne m’ouvra la porte ». Je lui ai dit : « si c’est pour l’équité homme-femme, c’est pas terrible, parce que vous ne me laissez pas faire mon travail ». Il m’a dit : « Si si ! , je vous laisse faire votre travail mais toujours dans la galanterie.» (elle rit)

Après en termes de mauvais souvenirs, je n’en ai pas vraiment, il peut juste peut arriver qu’un homme soit intrusif, un petit un recadrage rapide et c’est bon. C’est surtout du tact et du savoir faire finalement.

D’ailleurs, j’ai introduit beaucoup d’articles de courtoisie dans la voiture et donc les gens dès qu’ils voient ça, ils sont contents. Beaucoup de clients pensent que les avis sont faux mais ils changent très vite d’avis après une course avec moi.

Il n’y a donc pas de matière à créer un conflit sauf en cas de retard, mais je m’arrange à être tout le temps en avance. J’ai même une cafetière pour les clients matinaux.

En dehors de votre métier, vous avez des hobbies ?

Je voyage beaucoup avec ma famille et sinon, je suis musicienne, je joue du clavier dans un groupe pop rock et j’aime bien faire du sport. .

Avez-vous un conseil à donner à une femme qui veut se lancer dans ce métier ?

Le seul conseil c’est que ce n’est pas un métier adapté à une jeune maman. Il peut arriver des fois où il peut être prenant et nécessite de se lever très tôt. Après, il faut aussi assurer la vie privée ou avoir un équilibre familial qui fait que le mari peut prendre le relais.

C’est là qu’il y a un avantage à avoir des enfants grands, suffisamment indépendants pour se faire à manger de temps en temps. Et comme tout boulot en horaires décalés, cela nécessite une organisation.

S’organiser de sorte a ne pas se laisser dépasser ou à accumuler une de la fatigue. Appart ça, je les encourage à passer leur examen et se lancer.

Comment se passe votre partenariat avec Eurecab ?

Ma collaboration avec Eurecab se passe bien.
Avec les nouvelles fonctionnalités tout se passe au mieux, L’équipe est également dynamique et présente pour répondre à nos questions ainsi qu’a celle de la clientèle qui est de haute de haute qualité…

Merci à Zhour pour son témoignage ! Pour vous faire votre avis sur la qualité de sa prestation, RETROUVEZ SON ANNONCE ICI.

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