Depuis quand exercez-vous ?

C’est un ami qui m’en avait parlé, j’aime beaucoup conduire, c’est parti comme ça, j’ai fait la formation, j’ai mis une année avant de me lancer, j’ai pris le temps, j’ai commencé il y a un an.

 

Qu’est-ce qui vous plaît dans le métier de VTC ? Qu’est-ce qui vous a motivée à l’exercer ?

Mon ami savait que je suis une personne battante qui aime bien changer de métiers, et j’ai vu l’indépendance et je me suis lancée et c’est aussi un bon moyen pour se faire de l’argent,

J’aime le contact avec les clients, le fait de voir autre chose, d’être libre. On entend plein d’histoires, même si c’est pour 30 minutes, on apprend beaucoup de choses, on reçoit des conseils et on en donne aussi beaucoup.

Un bon souvenir, vous avez plus de bonnes ou de mauvaises expériences ?

 Heureusement pour moi, j’ai plus de bonnes que de mauvaises expériences. Pour commencer, je suis une femme et une femme noire surtout. Au début les gens sont un peu méfiants. Le fait de monter dans ma voiture et voir ma conduite fait que certaines personnes sont bienveillantes, et discutent avec moi…

 J’ai également de mauvaises expériences, et il faut le dire certains passagers sont un peu comme des couteaux à double tranchant. Vous avez l’impression que tout va bien, ils rient avec vous, la course se passe bien et à la fin les commentaires sont négatifs. 

Un client qui lors de la course dit qu’il a apprécié, mais après coup, vous laisse un mauvais commentaire ensuite ce n’est pas agréable. 

Je dis toujours qu’il peut y a voir des aléas de la conduite, on fait tout pour être à l’heure. Mais il y a des jours où un incident peut survenir, accident ou panne. Mais je pense que lorsqu’on prévient le client à l’avance, c’est important qu’il essaye de nous comprendre. Mais bon on imagine que le client a sorti son argent et c’est toujours compliqué. J’aimerais bien qu’on me dise en face que tout ne va pas bien, c’est dur à accepter mais c’est comme ça. 

Une course qui vous a particulièrement marquée ? Une mauvaise expérience ?

Oui, je me souviens d’une course avec une dame et ses parents. Ma journée avait commencé avec des bouchons et j’ai eu un retard de 30 minute sur toutes les 5 courses que j’avais sur cette journée. J’ai envoyé des messages à tous les clients, mais sur les 5 il y avait cette dame,  j’ai vu les commentaires qu’elle m’a laissé à la fin de la course. Ces commentaires m’ont vraiment marquée parce que si elle avait été sur la route pour voir comment j’ai conduit ce jour là pour qu’elle ne rate pas son vol; elle n’aurait pas dit ça. Je me dis que ce n’est pas bien, les commentaires n’étaient pas du tout agréables. Je peux comprendre qu’on soit énervé par rapport au retard mais il y a des choses qu’on ne dit pas.

Les challenges dans le métier quand on est une femme ?

C’est la conduite surtout, parce que les  gens se disent que quand on est une femme on ne conduit pas bien. C’est surtout ça, c’est la première des choses, les gens sont plus méfiants. Quand on est une femme au volant on se dit ça conduit mal, donc le challenge est de toujours bien faire. Et  je suis quelqu’un qui n’aime pas être en retard et je me dis que c’est la même chose pour mes clients ils n’aimeraient pas que je sois en retard.

Pensez-vous que des choses pourraient-être améliorées ou évoluer en bien pour les VTC ?

Il y a beaucoup de choses qui pourraient être améliorées en bien. Après c’est la loi du plus fort, et je comprends les taxis parce qu’ils étaient là avant. On aimerait bien que les VTC et les taxis soient traités à égalité. Par rapport aux prix, et par rapport au statut, aux avantages, il y a certains endroits où je me suis fait avoir quand je commençais le métier. Lorsqu’on est débutant surtout, on se prend des amendes, on conduit sur les voies de bus alors qu’il n’y a que les taxis qui y ont droit. 

En dehors de votre métier, un hobby ? Qu’est-ce que vous aimez faire ?

J’aime m’occuper de ma famille, j’essaie de me donner du temps en fonction de mon planning. Je profite pour me reposer surtout, parce que la conduite fatigue beaucoup !  Depuis que j’ai commencé ce métier je suis devenue une grosse dormeuse. Sinon à part dormir (rires) je profite de mes enfants, je fais des sorties avec eux.

J’ai 3 enfants, et ils comprennent ce que je fais parce que j’ai toujours travaillé en décalé, ils savent que je peux travailler de nuit comme de jour.

Un mot de fin ?

Depuis que j’ai découvert cette appli, ça a changé ma vie. Eurecab a changé ma vie, parce que j’ai plus de liberté, je le dis toujours aux clients quand ils me demandent « pourquoi Eurecab ?» . Ca me permet d’organiser ma vie autrement,et d’organiser mes journées. Le fait d’avoir des courses à l’avance aide à  planifier, à savoir quel jour on travaille ou pas, et on sait d’avance son chiffre d’affaires et ce qu’on gagne. Ca ne fait que quelques mois que je suis avec vous et c’est une bonne expérience ! 

Eurecab a changé ma vie !