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La femme serait-elle l’avenir du métier de chauffeur ?

Dans un monde du transport plutôt réservé aux hommes, on commence à voir des taxis ou VTC conduits par des femmes. Surpris au premier abord, mais souvent très bien servis, les clients en redemandent. Eurecab fait le point sur la féminisation du métier de « taxi ».

Des kilomètres de clichés

Dans le monde du transport, l’automobile est probablement le secteur le plus associé à la virilité, voire au machisme. L’automobile serait une affaire d’hommes : dès l’enfance, les petits garçons jouent aux autos pendant que leurs sœurs jouent à la poupée. Faux ?

La conduite serait, elle aussi, une affaire d’hommes, sans parler des pays ou les femmes n’ont tout simplement pas le droit de prendre le volant.

Quiz : Selon vous, laquelle de ces deux images est plus volontiers associée au salon de l’automobile ?

salon auto AB

Le féminin de chauffeur est …

A l’instar des docteures, écrivaines, etc. on peut dire une chauffeure, une chauffeur, ou même chauffeuse (au canada), bien que ce dernier désigne également un type de fauteuil.

Minoritaires… mais très appréciées

Il n’y a pas de statistiques selon le genre des artisans taxi ou VTC. L’évidence est qu’elles sont très minoritaires. Les raisons culturelles évoquées ci-dessus jouent un rôle, tout comme l’état de fait : se retrouver seule femme dans un monde d’hommes peut rebuter.

Chez Eurecab, nous comptons pour le moment un petit nombre de chauffeures, en région parisienne ou en province. Minoritaires donc, mais extrêmement compétentes et très appréciées du public.

Pour s’en convaincre, regardez les avis clients suivants, représentatifs de la qualité de leur prestation.

avis vip womenavis pupi leplat avis pupi2

Vis ma vie de chauffeur(e)

Qu’en pensent les principales intéressées ? Nous avons recueilli deux témoignages de  femmes exerçant cette activité.

Marion Altounian est Responsable Transport des Taxis Lyonnais. Chez elle, le taxi est une affaire de famille…

annonce lyonnaisEurecab : Comment êtes-vous entrée dans le monde du taxi ?

Marion Altounian : Je suis née dedans, les Taxis Lyonnais est une entreprise familiale. Nous habitions un appartement au-dessus du bureau.

EC : C’est un métier dominé par les hommes …

MA : Certainement ! Il n’est pas évident pour une femme de s’imposer. Pour ma part, j’ai commencé au bas de l’échelle, au central téléphonique puis gravi les échelons progressivement. Chez nous, pour 147 hommes, on compte 3 femmes, plutôt sur un mode locataire (de licence NDR) qu’artisan. Parmi elles, une seule travaille la nuit.

EC : le fait d’être une femme présente-t-il un avantage pour les clients ?

MA : Oui, les clients sont plus en confiance. En particulier pour le transport d’enfants ou de malades, où elles sont très appréciées.

EC : quels sont les risques du métier ?

MA : nous sommes régulièrement confrontés aux incivilités, verbales principalement. Cela est plus marqué la nuit, avec des personnes alcoolisées. Les agressions physiques sont rares, mais il y en a eu envers un chauffeur, entraînant une incapacité temporaire de travail. Ce risque est un frein pour les femmes, mais on peut compter sur une solidarité dans la profession. En quelques secondes, un appel passé par la radio suffit à ameuter les collègues présents dans le secteur.

EC : Que recommanderiez-vous à une femme qui souhaite se lancer dans le métier ?

MA : S’orienter vers le transport médical, ou d’enfants, et éviter la nuit si possible.

EC : Un message pour les clientes ?

MA : Le taxi est un moyen de transport sûr. Les chauffeurs sont formés, sélectionnés, et ont une conduite très sûre. Pensez qu’ils parviennent à garder le permis à points tout en conduisant 8 h par jour !

Le prochain témoignage fait appel à Stéphanie Cordey, chauffeure et gérante chez Prestige Drive VIP, une agence francilienne de chauffeurs privés.

cordeyEurecab : Comment êtes-vous entrée dans le monde du transport ?

Stéphanie Cordey : mon premier métier était boulangère ! J’aime le contact avec les clients, j’ai pris l’habitude de me lever tôt, mais j’aspirais à plus de liberté, d’indépendance. Comme j’aime conduire aussi, je suis devenue chauffeure.

EC : C’est un métier dominé par les hommes …

SC : dans ma compagnie on compte 10 chauffeurs hommes, et une femme. Pour ma part, je n’ai pas eu de difficultés pour évoluer dans ce contexte.

EC : le fait d’être une femme présente-t-il un avantage pour les clients ?

SC : Les clients sont heureusement surpris. Je pense que les femmes sont fiables et ont une conduite plus souple.

EC : quels sont les risques du métier ?

SC : Les mouvements sociaux de fin janvier/début février nous ont pas mal secoués. Des tensions entre artisans notamment. En revanche, je ne peux pas parler d’agressions.

EC : pourquoi ?

SC : les VTC ne font que de la réservation, avec des clients enregistrés et n’ont généralement pas d’argent à bord.

EC : Que recommanderiez-vous à une femme qui souhaite se lancer dans le métier ?

SC : Il n’y a pas de grosse contre-indication pour la vie de famille, car le métier permet d’aménager ses horaires avec une certaine liberté. Pour ma part, je travaille très tôt le matin, mais vois mes enfants tous les soirs.

Alors le transport est il un métier réservé aux hommes ? Assurément non si l’on en croit les client(e)s qui sont ravi(s)s d’avoir affaire à des conductrices fiables, avec une conduite douce et sécurisante.

En évitant les situations les plus à risque (conduite de nuit…) la profession de chauffeure convient tout à fait aux intéressées, qui ne se voient pas passer 8h par jour dans un bureau… et tant pis pour les préjugés !

Comparatif des prix des VTC pour aller à l’aéroport de Roissy CDG

Aeroport Roissy CDG price minicabs taxi

De nombreuses sociétés proposent des services de transport entre l’aéroport de Roissy CDG et Paris (ou sa banlieue). Il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Après avoir comparé les prix des VTC pour aller à Orly, nous avons analysé les prix des VTC pour l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle.

Nous avons employé la même méthodologie que dans le premier volet de notre comparatif. Les tableaux ci dessous reprennent les prix constatés des principales sociétés de VTC pour se rendre à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. Nous proposons un tarif au départ de la rive droite et de la rive gauche :

  • Pour la rive gauche, l’adresse de départ est le boulevard du Montparnasse,
  • Pour la rive droite, l’adresse de départ est la place de la République.

Nous avons également repris les catégories (Eco, Berline, Van) utilisées dans notre précédent article.

 

Comparatif des prix des VTC pour l’aéroport de Roissy CDG – Catégorie Eco

En catégorie Eco, les véhicules proposés sont de type Peugeot 508, Mercedes Classe C ou équivalent.

TransporteurCatégoriePrix départ Rive GauchePrix départ Rive DroiteCommentaire
EurecabEcoDès 35€Dès 35€Réservez la meilleure offre sur Eurecab
Uber XEco50€45€Pas de réservation à l'avance.
En cas de forte affluence, Uber augmente ses prix (price surge)
LeCabEco48€48€Prix constant (pas de majoration horaire).
Le chauffeur tient compte du retard éventuel de votre avion.
AllocabEco67€59€
Chauffeur PrivéEco50€45€
NavendisEcodès 35€dès 35€Réservation à l'avance uniquement. Les prix mentionnés sont des prix d'appel.
SnapCarEco39€39€Prix en heure creuse (49€ sinon)
Marcel ChauffeurEco42€42€Pour bénéficier de ce prix, il faut réserver 48h à l'avance.
Ecota.coEco50€45€Les prix indiqués correspondent à une moyenne sur l'agglomération, fixés lors de la commande.
Kim CabEco35-40€35-40€Prix compétitifs et service sympathique, réserver un peu en avance.
Kim Cab

Les transporteurs les plus intéressants sont donc Navendis et Kim Cab.

Comparatif des prix des VTC pour l’aéroport de Roissy CDG – catégorie Berline

En catégorie Eco, les véhicules proposés sont de type Mercedes Classe E, Citroën C6, Audi A6 ou équivalent.

TransporteurCatégoriePrix départ Rive GauchePrix départ Rive DroiteCommentaire
EurecabBerlineDès 45€Dès 45€Réservez la meilleure offre sur Eurecab
UberBerline80€70€Pas de réservation à l'avance.
En cas de forte affluence, Uber augmente ses prix (price surge)
SnapCarBerline70€70€
AllocabBerline88€78€
Chauffeur PrivéBerline80€70€
DriveBerline50€50€

Dans la catégorie Berline, le meilleur transporteur est Drive.

Comparatif des prix des VTC pour l’aéroport de Roissy CDG – catégorie Van

Si vous vous rendez à l’aéroport d’Orly en groupe (5 à 7 personnes), cette solution est particulièrement indiquée. Voici les offres disponibles :

TransporteurCatégoriePrix départ Rive GauchePrix départ Rive DroiteCommentaire
EurecabVanDès 60€Dès 60€Réservez la meilleure offre sur Eurecab
UberVan80€70€Pas de réservation à l'avance.
En cas de forte affluence, Uber augmente ses prix (price surge)
AllocabVan88€78€
Chauffeur PrivéVan80€70€

Enfin, si vous souhaitez réserver un van, mieux vaut vous tourner vers Uber ou Chauffeur Privé.

 

Vous souhaitez voir d’autres transporteurs pour payer moins cher ?

Tous les transporteurs existants ne sont pas présents dans ce comparatif (Il existe en France en 2015 12 000 sociétés de VTC… il n’était donc pas possible de les faire figurer dans notre tableau. Nous avons pour palier ce problème crée Eurecab, comparateur de prix de taxi/VTC. Des transporteurs sont ajoutés chaque jour et la comparaison de prix est instantanée. Rendez-vous sur Eurecab.com pour réaliser une comparaison et faire des économies.

 

Source Photo

Allocab à Nice … et ailleurs

Qui est Allocab ?

Sur la route, dans les airs … Yanis Kiansky était régulièrement en déplacement dans le cadre de son activité de consultant en Systèmes d’Information. En discutant avec un chauffeur de taxi-moto, il prend conscience que les chauffeurs galèrent pour constituer une clientèle, avec des sollicitations peu structurées, alors que le service est très apprécié des clients. L’idée fait son chemin : créer une centrale qui offrirait aux chauffeurs une force commerciale tout en les aidant à s’organiser. L’équipe est constituée avec Thomas Tiercelin pour le SI et Eric Cassin pour les opérations.

Implantée initialement à Aix-en-Provence, la jeune société sort une première version de sa centrale début 2013 pour servir le marché parisien, ouvert depuis peu aux moto-taxi et aux VTC.

Une fois le marché parisien adressé, Allocab part à la conquête des principales villes de province, et lance le service dans les grandes villes de la région PACA : Aix, Marseille, Toulon … A ce jour, une quinzaine de villes sont couvertes sur un objectif de vingt-cinq.

Lors de l’arrivée d’Allocab en région PACA, l’accueil des taxis était plutôt hostile, en particulier à l’encontre des moto-taxis, parfois pris à parti. Les VTC, moins vulnérables physiquement qu’une moto, ont également connu une situation tendue. Cependant, les esprits se sont apaisés à la faveur de médiation Thevenoud, dont la loi, publiée le 1er octobre, sera mise en application en mars prochain.

Quant à Uber, Yanis considère que le géant américain opère sur des marchés plutôt distincts de ceux d’Allocab. Clients voyageant dans le cadre de leurs loisirs, réservant en dernière minute pour Uber, contre clients sur réservations anticipées pour Allocab. Cela dit, la réservation immédiate va se développer chez Allocab avec la sortie de leur nouvelle application courant octobre 2014…Allocab_appli02

Cependant, le service Uber Pop est lui clairement hors la loi, puisque ce qui est présenté comme du covoiturage correspond en réalité à un service de transport à la demande tarifé, qui échappe à l’URSSAF et aux impôts !

Combien coûte une course à Nice ?

Le comparatif ci-dessous présente les prix publics TTC de Allocab en regard d’estimation d’une course en taxi classique réservé.

DépartArrivéedistance routetemps estiméAllocab jour (1)Allocab nuit (1)taxi réservé jour (2)taxi réservé nuit (2)
Nice, palais de justiceNice, 164 Avenue des Arènes de Cimiez3.511292919.321.1
Nice, aéroportNice, palais de justice7.416293327.431.2
Nice, palais de justiceVence, 214 Avenue Colonel Meyere21.538617056.767.9

(1) tarif forfaitaire comprenant l’approche

(2) prix estimé à partir du barème préfectoral, en comptant 8€ de trajet d’approche et un supplément d’1€ pour bagages.

Quatre questions à … Yanis Kiansky

Q: Quelles sont les particularités de la clientèle PACA ?

R : ils découvrent le service de VTC ou la moto taxi, et ils adorent !

Q : Quelles sont les spécificités du servcie Allocab ?

R : Allocab est le premier réseau national de VTC, et le seul à proposer les 3 modes de transport (moto, limousine ou van 7 places). Enfin, nous avons la maitrise de notre SI, ce qui permet la plus grande flexibilité. Par exemple, vis-à-vis d’entreprises qui souhaitent la prise en compte de leur politique d’entreprise en matière de déplacement des collaborateurs (autorisation de gammes de véhicule, prix, horaires etc.).

Q : Pourriez-vous nous faire part d’un coup de cœur survenu à l’occasion de votre aventure ?

R : Un couple réserve une voiture (une jaguar) pour se rendre à la maternité … quelques jours plus tard, nous recevons un faire-part de naissance !

Q : une galère ?

R : Nous avons saisi le conseil d’Etat sur le sujet du délai des 15 minutes entre la commande et la course. Celui-ci nous a donné raison dans son avis qui porte notre nom, occasionnant couverture médiatique complètement inhabituelle … et un trafic qui a poussé notre site au bord de la rupture. Nous avons dû revoir l’ensemble de nos processus pour éviter la catastrophe !

Ecota.co, le VTC made in Lille

Qui est Ecota.co ?

Alexis Quesney et Maxime Lenne ont 50 ans … à eux deux. Après une première expérience dans la finance à Londres pour Alexis, et dans l’informatique pour Maxime, les deux lillois ont fait équipe à l’occasion du startup weekend de mai 2012. Leur projet entrepreneurial remporte le concours … EcoTa.co est née.

L’entreprise compte à présent 3000 utilisateurs, parmi lesquels des entreprises de la région. Elle vient de lancer la version iPhone de son application, une implantation à Montpellier, et travaille à l’extension de son service.

Ecota.co ne se reconnait pas dans le conflit entre taxis et VTC, tel qu’il est décrit dans les media. La situation à Lille n’est pas aussi tendue, avec à l’occasion une certaine solidarité entre les deux métiers. La concurrence entre VTC est elle aussi vécue sereinement, à condition que les acteurs respectent les règles du jeu, ce qui reste à vérifier, s’agissant de UberPop, l’offre de covoiturage lancée il y a 2 mois dans la région par le leader américain du secteur.

Combien coûte une course à Lille ?

Le comparatif ci-dessous présente les prix publics TTC d’EcoTa.co, en regard d’estimation d’une course en taxi classique réservé.

départarrivéedistance temps estiméEcotaco jourEcotaco nuittaxi réservé jourtaxi réservé nuit
mairie de Lillemairie de Faches-Thumesnil4.31513€13€19.221.5
mairie de LilleDecathlon campus8.81517.7€17.7€27.732.5
gare de Lille-Europemairie de Roubaix, Gd place13.71924.5€24.6€3744.4
aéroport Lille-LesquinTourcoing, mairie22.12536.9€36.9€5364.9

(1) tarif unique.

(2) prix estimé à partir du barème préfectoral, en comptant 8€ de trajet d’approche et un supplément d’1€ pour bagages.

Quatre questions à … Alexis Quesney

Q: Quelles sont les particularités de la clientèle lilloise ?

R: EcoTa.co travaille essentiellement sur des courses réservées, parfois plusieurs jours à l’avance. Les lillois sont sensibles au prix, davantage qu’au confort ou au prestige. Lille est un terroir d’entrepreneurs, et la population bouge beaucoup.

Q : Quelles sont les spécificités du servcie Ecota.co ?

R : le fait de travailler sur des réservations anticipées permet d’optimiser les trajets des chauffeurs, tout en contrôlant la qualité du service, c’est-à-dire la ponctualité pour les clients. Nous proposons également un service de grands véhicules (vans 7 places). Quel que soit le véhicule, Ecota.co s’attache à ce que la qualité du service soit toujours au meilleur niveau. Enfin, nous opérons sur des courses de longue distance à destination des aéroports de Paris ou Bruxelles.

Q : Pourriez-vous nous faire part d’un coup de cœur survenu à l’occasion de votre aventure ?

Le premier est l’évènement fondateur : remporter le Startup Week-End, alors que notre projet était plus orienté service, moins techno que d’autres projets. Le second en mars dernier, lorsque nous avons remporté le contrat pour la desserte des gares de Lille, dans le cadre du service SNCF Porte-à-Porte.

Q : une galère ?

R : pas de galère en particulier, mais créer une entreprise est une course de longue haleine !

Pink-Me-Up rajeunit le VTC à Toulouse

Qu’est Pink-Me-Up ?

Issu de Sup de Co Toulouse, Sylvain Lazaro était spécialisé en droit de la concurrence. Lorsque les lois de 2009 portant la création du régime de VTC entrent en application, il voit une opportunité à saisir, stimulée par ses expériences en Espagne, où l’offre de taxis est abondante et bon marché, ou à Londres, où le régime des « minicabs » est très largement utilisé pour les courses réservées.

Pink-me-up est lancée en 2012. Dans un premier temps, faute d’un nombre suffisant de chauffeurs indépendants dans la région, les fondateurs prennent eux-mêmes le volant. Ils cumulent alors le parcours du combattant de créateurs d’entreprise et la conduite des clients. Cette expérience leur permet d’être au contact du marché, de multiplier les rencontres.

Ensuite, ils ont pu s’en remettre à des chauffeurs indépendants, parfois d’anciens taxis. La société s’appuie sur 15 à 20 chauffeurs, fonctionne essentiellement sur des courses réservées.

A l’avenir, Sylvain envisage une extension du service sur d’autres métropoles, soit en direct soit par le biais d’alliances avec d’autres VTC.

La cohabitation avec les taxis est pacifique, rien à voir avec la « guerre » montée en épingle dans les medias.

Le géant américain Uber vient de débarquer à Toulouse avec son offre pop. Contrairement à Pink-Me-Up, ils ne pratiquent que la réservation immédiate. Ils concurrencent donc essentiellement les taxis.

Combien coûte une course à Toulouse ?

Le comparatif ci-dessous présente les prix publics TTC de Pink-Me-Up en regard d’estimation d’une course en taxi classique réservé.

départarrivéedistancetemps estiméPink-me-up (1)taxi réservé jour (2)taxi réservé nuit (2)
Toulouse, place du capitoleLa Dune, 26 allée des foulques, Toulouse9172425.331.1
Toulouse, place du capitoleLe Bikini, rue Théodore Monod, Ramonville-Saint-Agne10192526.933.3
Toulouse, place du capitoleAéroport Toulouse-Blagnac9.1183025.531.3

(1) tarif de nuit pour les deux premières courses, et forfait aéroport pour la 3e course.

(2) prix estimé à partir du barème préfectoral, en comptant 8€ de trajet d’approche et un supplément d’1€ pour bagages.

Quatre questions à … Sylvain Lazaro

Q: Quelles sont les particularités de la clientèle toulousaine ?

R: la clientèle toulousaine est variée : sorties, aéroports, gares, etc. On y retrouve d’ailleurs pas mal de parisiens en visite à Toulouse !

Q : Quelles sont les spécificités du servcie Pink-Me-Up ?

R : la proximité entre chauffeurs et clients. On n’a clairement pas choisi le positionnement des « chauffeurs de maître », distants et encravatés, et à l’inverse on n’est pas non plus dans la caricature du chauffeur familier imposant l’écoute de RMC à ses clients. Pink-Me-Up crée une ambiance détendue, que les clients apprécient … et ils reviennent !

Q : Pourriez-vous nous faire part d’un coup de cœur survenu à l’occasion de votre aventure ?

R : L’époque où nous conduisions nous mêmes les clients. Nous avons vraiment apprécié de rendre le service directement, de rencontrer les gens, de sympathiser quelquefois. Certaines rencontres ont d’ailleurs débouché sur des contrats.

Q : une galère ?

R : Cette époque était aussi excitante qu’épuisante.

Taxis et VTC : les raisons de la guerre

Nous vous avions présenté dans un précédent article les conséquences de la médiation Thévenoud entre Taxis et VTC, devant en principe, si ce n’est mettre fin, au moins apaiser les tensions entre les deux professions.

Cette médiation est le dernier épisode d’un long feuilleton. Comment en sommes-nous arrivés là? Cédant à la mode des prequels, nous vous présentons les origines d’un conflit de plus en plus insoluble.

Au commencement furent les taxis… puis virent les VTC

Michel Ange : Dieu créa la Terre et le Soleil

Les taxis ont longtemps été quasiment seuls à exercer sur le marché du transport de personnes à la demande. Les concurrents potentiels aux taxis étaient étroitement contrôlés. Les licences de grande remise (l’ancêtre du VTC) étaient ainsi délivrées au compte-gouttes de sorte que ces véhicules ne puissent jamais constituer une quelconque menace pour les taxis.

Plusieurs tentatives d’ouverture du marché ont pourtant eu lieu, mais toutes se sont heurtées à une vive opposition. Déjà dans les années 60, le rapport Rueff Armand envisageait une augmentation forte du nombre de licences en circulation. Plus récemment, en 2008, le rapport Attali alla dans le même sens en préconisait la fin du numerus clausus des licences de taxi, sans succès.

Aucune de ces démarche n’ayant aboutit, le déficit d’offre de transport devint de plus en plus criant, si bien que la ville de Paris présente aujourd’hui un ratio de chauffeur par habitant plusieurs fois inférieur à ce qu’il est à Londres ou New York. L‘étude de Richard Darbéra est à ce titre très éclairante. Ce chercheur a comparé le nombre de chauffeurs (VTC et taxi) par habitant dans différentes villes. Il a relevé les chiffres suivants : seulement 2.67 chauffeurs par habitant à Paris, contre 4.67 à Berlin, 8.60 à Londres, 11.12 à New-York et 17.28 à Dublin.

Conscients de ce déséquilibre, les pouvoirs publics introduisirent discrètement en 2009 une loi  instaurant une nouvelle catégorie de véhicules pouvant réaliser des transports de personnes à titre onéreux : les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC). Les VTC transportent des clients comme des taxis, mais présentent quelques différences notables :

  • Ils doivent se contenter du marché des courses réservées à l’avance. Il n’est en effet pas possible de monter dans un VTC après l’avoir hélé,
  • Il n’y a pas de limite au nombre de licences attribuées,
  • Les licences VTC sont attribuées par un organisme dépendant du ministère du Tourisme, Atout France, alors que les licences de taxi sont émises par les préfectures. Cela constitue une différence notable, puisque les préfectures avaient coutume d’attribuer les licences très parcimonieusement.

Il semblerait que les taxis n’aient pas vu venir la menace des VTC et n’aient pas essayé (ou réussi?) à bloquer cette loi. En revanche, comme le montreront les événements, ils corrigeront très vite cette erreur.

Une première victime : la société Easy Take

Easytake

Véhicule de la société Easy Take

Fondée par deux ex entrepreneurs de la nuit (qui n’avaient a priori pas froid aux yeux) Easy Take a vu le jour à Avignon en 2010. La société proposait une approche novatrice du transport : des prix ultra compétitifs permis par l’utilisation de la publicité et le recours à un parc de véhicules utilitaires (des renault Kangoo). A titre d’exemple, Easy Take proposait la course de 7km à 7€, soit moins de la moitié du prix d’une course équivalente en taxi. La société a tout d’abord connu une croissance rapide et conduit des implantations à Nîmes et Montpellier.

Comme on pouvait s’y attendre, les taxis n’ont pas déroulé le tapis rouge à cette société. Easy Take a en effet essuyé de nombreux procès. Une rixe même opposé ses fondateurs à un artisan taxi.

Il faut également souligner les changements réglementaires qui ont eu des conséquences directes sur l’activité de la société. Citons par exemple l’introduction d’une longueur minimale de 4.50m pour les véhicules de tourisme avec chauffeur. Bien évidemment, les véhicules d’Easy Take, achetés avant la sortie de cette loi, ne respectaient pas ce critère. La société a donc dû en changer. Une autre loi a interdit l’affichage de publicités sur les VTC, vecteur par lequel la société tirait une part importante de ses revenus.

Simple coïncidence ou coup de main donné au taxis ? Pour l’ancien patron d’Easy Take (qui a déposé le bilan depuis), cela ne fait aucun doute. Il s’en exprime dans une lettre ouverte.

Pourquoi une telle résistance au changement?

L’épisode Easytake illustre à quel point les affrontements entre taxis et VTC ont pu être violents. Pourquoi une telle résistance au changement ? Les raisons en sont probablement historiques.

Dans les années 30, il y avait dans Paris plus de taxis que de nos jours. La crise économique frappant la France, les chauffeurs, trop nombreux, éprouvaient de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts. Il n’y avait à l’époque ni régulation sur les prix, ni sur le nombre de chauffeurs. La concurrence entre les chauffeurs était donc féroce, seule une minorité d’entre eux arrivant à vivre de leur travail.

En 1937, une forte augmentation du prix de l’essence mit le feu aux poudres et entraina une grève très dure. Soucieux d’améliorer la situation, le gouvernement prit une mesure radicale : celle de limiter le nombre de taxis et d’instaurer une régulation des prix.

Cette mesure était au départ une bonne idée. Elle permettait, en réduisant le nombre de chauffeur et en régulant les prix, d’assurer à chacun d’entre eux de quoi vivre décemment. Toutefois, elle fut rapidement pervertie. En effet, les chauffeurs de taxis se sont par la suite continuellement opposés à toute augmentation du nombre de licences. Le raisonnement des chauffeurs était très simple : moins il y a de chauffeurs, plus chacun d’entre eux a une part importante du gâteau. Manquant de courage politique, les autorités ont alors continuellement cédé au lobby des taxis, si bien qu’entre 1937 et aujourd’hui, le nombre des licences est passé de 14 000 à seulement 18 000.

Une autre erreur commise par les pouvoirs publics fut de rendre cessibles les licences de taxi. Aujourd’hui, une licence de taxi à Paris se négocie entre 200 000 et 250 000€. Tout nouvel entrant apparaît donc comme une menace qui risque de faire baisser la valeur de ce capital.

Depuis les années 1930, les taxis ont toujours obtenu gain de cause par les blocages et les manifestations. Ils ont ainsi réussi à empêcher plusieurs réformes et à contenir le nombre des licences. Pourquoi dès lors changer une technique qui fonctionne et qui a permis durant tant d’années de protéger un marché?

Les taxis creusent-ils leur propre tombe ?

Les menaces qui pèsent sur les taxis sont désormais nombreuses. Les VTC sont l’une d’entre elles. On estime à plusieurs milliers le nombre de chauffeurs de VTC à Paris (rappelons qu’il y a 18 000 taxis).

Les nouvelles mobilités représentent également une offre conséquente. Autolib permet environ 300 000 trajets par mois, et Velib’ 3 millions. Ce dernier nombre est comparable au nombre mensuel de courses réalisées par les taxis parisiens (entre 3 et 5 millions). Mais la menace la plus directe est probablement l’économie collaborative qui permet à des particuliers de jouer au chauffeur de taxi.

Face à ces nouvelles menaces il semblerait cette fois que la solution du blocage montre ses limites. Les taxis sauront-ils s’adapter ?

e-cab : le meilleur du VTC à Strasbourg

Qui est e-Cab ?

e-cab a été fondée en mars 2013. Son fondateur, Mohamed Doudeche, opérait déjà dans le transport de personnes en tant qu’artisan taxi. Avec l’arrivée du régime des VTC, celui-ci a vu l’opportunité de faire évoluer le service pour une meilleure qualité, plus accessible pour les utilisateurs.

L’entreprise emploie actuellement trois chauffeurs, plus deux prestataires qui collaborent occasionnellement. La société poursuit sa croissance en développant les différents marchés de cette région dynamique, qui compte pas moins de cinq aéroports entre Alsace, Suisse et Allemagne.

Lors des débuts, la profession des taxis avait tendance à diaboliser les VTC. Par la suite, les deux métiers ont cohabité de manière pacifique, en dépit de la polémique en cours à Paris. S’agissant d’Uber, Mohamed Doudeche partait d’un a priori positif : « voilà une boîte innovante ». Son avis est plus contrasté aujourd’hui, au vu des pratiques de la société. En particulier, le produit Uber Pop associe une marque VTC au positionnement haut de gamme, à une production assurée par des amateurs, ce qui risque de conduire à des déconvenues.

Combien coûte une course à Strasbourg ?

Le comparatif ci-dessous présente les prix publics TTC d’e-Cab, en regard d’estimation d’une course en taxi classique réservé.

départarrivéedistance (km)temps estimé (min)E-Cab, tarif de jour (1)E-Cab, tarif de nuit (1)taxi réservé, tarif de jour (2)taxi réservé, tarif de jour (2)
Parlement européen, Allée du PrintempsCHU, 1 Place de l'Hôpital 3.81315€15€17.4€20.1€
Gare SNCFAéroport de Strasbourg - Entzheim15.81635€45€37.8€49.1€
Aéroport de Strasbourg - EntzheimParlement européen, Allée du Printemps,20.82545€60€46.3€61.2€

(1) tarif de jour entre 7h et 19h.

(2) prix estimé à partir du barème préfectoral, en comptant 8€ de trajet d’approche et un supplément d’1€ pour bagages.

Quatre questions à … Mohamed Doudeche

Q: Quelles sont les particularités de la clientèle strasbourgeoise ?

R: Elle est aussi variée que le type de trajet (hôpitaux, gares, aéroports, entreprises, nuit …).

Q : Quelles sont les spécificités de votre service ?

R : Nous apportons le plus grand soin à la satisfaction du client : notre objectif est l’excellence comme base de la fidélisation. Un transport écologique aussi, grâce à nos véhicules hybrides.

Q : Pourriez-vous nous faire part d’un coup de cœur survenu à l’occasion de votre aventure ?

R : Le fait d’avoir réussi la création d’une nouvelle activité, avec création d’emplois à la clé.

Q : une galère ?

R : Plutôt une ombre au tableau : les tensions entre taxis et VTC, le sentiment que la profession de taxis ne souhaite pas évoluer. Souvenons-nous de Kodak, leader qui a disparu faute d’avoir pris à temps le tournant du numérique !

Les 4 différences entre taxis et VTC

Le régime des Véhicules de Tourisme avec Chauffeur, instauré en 2010, a permis de diversifier le secteur du transport urbain de personnes à la demande, auparavant monopôle des taxis. Ces « VTC » nouveaux venus ont fait beaucoup parler d’eux, suscitant notamment l’ire des taxis. Qu’ont-ils de particulier? Portrait chinois de deux professions pas si différentes que ça.

Un lumignon pour les taxis et une simple vignette pour les VTC

La silhouette des taxis est largement connue. Leurs véhicules sont identifiables notamment par la présence d’un lumignon sur le toit. Le lumignon indique plusieurs informations : s’il est vert (comme sur la photo), le taxi est libre. S’il est rouge, le taxi n’est pas disponible.

Sous le lumignon, des lampes siglées A, B ou C indiquent le tarif appliqué, la lettre « C » correspondant au tarif le plus cher, la lettre « A » au tarif le moins cher.
Lumignon de taxi parisien

Lumignon de taxi parisien

 

Vignette-VTC

Vignette de VTC

Les Véhicules de Tourisme avec chauffeur sont repérables par l’apposition sur leur pare brise d’une vignette spécifique. Il n’y a pas d’autres signes distinctifs, mais les véhicules doivent avoir une longueur minimale de 4.50m et une puissance supérieure à 120ch.

La tarification : compteur ou forfait

VTC et Taxis n’appliquent pas la même tarification. Les premiers doivent appliquer une tarification forfaitaire alors que les taxis suivent une tarification au compteur.

Pour les taxis : une tarification au compteur

Les taxis fonctionnent selon un barème horokilométrique. Concrètement, cela signifie que le prix dépend du temps passé dans le véhicule et de la distance parcourue. Vous ne pouvez pas savoir exactement combien vous allez payer à l’avance. Nous expliquons plus en détails le fonctionnement de cette tarification ici.

Pour les VTC, un prix (normalement) connu d’avance

Le prix d’une course de VTC doit normalement être connu à l’avance. Lors d’une réservation, le client doit indiquer son point de départ et sa destination, ce qui permet à la société VTC d’estimer la distance de la course et de donner un prix au client.

Ainsi, le prix de votre course est connu d’avance. Il ne dépend pas des conditions de circulation ni de l’itinéraire emprunté.

Toutes les sociétés VTC ne respectent cependant pas cette obligation. Certaines proposent une tarification horokilométrique très analogue à celle du taxi. Cet article compare les prix de différentes sociétés de VTC parisiennes et revient sur les différences entre les tarifications pratiquées.

La commande : immédiate ou réservation à l’avance

VTC et Taxis ne peuvent pas être réservés dans les mêmes conditions. Les courses hélées dans la rue relèvent en effet du monopôle des taxis. Plus précisément, on distingue deux marchés :

  • Le marché de la « maraude » : il s’agit des courses réalisées sans que le véhicule ait été réservé à l’avance. Typiquement, un taxi hélé dans la rue ou pris en station. Le client trouve son chauffeur.
  • Le marché des courses réservées à l’avance : il s’agit des courses ayant fait l’objet d’une réservation à l’avance. Le chauffeur est donc envoyé pour aller chercher le client.

Les VTC ne peuvent accéder au marché de la maraude. Cela explique pourquoi vous ne pouvez pas monter dans un VTC dans la rue. Toute prise d’un VTC doit être précédée d’une réservation préalable.

 

Un numérus clausus pour les taxis, une attribution beaucoup plus simple pour les VTC

Taxis et VTC ont à obtenir une licence pour l’exercice de leur profession. Toutefois, le prix de cette licence est de l’ordre de 100€ pour les VTC, alors que les licences parisiennes s’échangent à plus de 200 000€.

Sombre injustice? Le prix de la licence est fréquemment avancé par les taxis comme étant une source d’iniquité entre les deux professions. Cet argument est à relativiser, car rappelons que toutes les licences de taxi ont été attribuées gratuitement par l’Etat.

Mais alors d’où vient le fait que ces licences attribuées gratuitementse valent désormais aussi cher ? Qui a bénéficié de cette hausse ?

En fait, les licences de taxi sont cessibles et sont attribuées en nombre limité. Ce numérus clausus procure à chaque détenteur une rente de situation : un revenu relativement stable sur un marché protégé. Des gens sont prêts à payer pour pouvoir prendre la place de ces chauffeurs et toucher ce revenu, c’est ce qui confère leur valeur aux licences de taxi.

Par ailleurs les détenteurs de ces licences ont tout intérêt, pour voir leur valeur augmenter, à tout faire pour en limiter le nombre de créations. C’est pour cela qu’il y a actuellement environ 18 000 licences de taxi à Paris, alors qu’il y en avait 14 000 en 1937!

Donc, quand un chauffeur de taxi se plaint d’avoir payé sa licence à prix d’or, il dit probablement la vérité. Simplement, on omet souvent de dire qu’il a acheté sa licence auprès d’un autre chauffeur. Autrement dit, pour un chauffeur qui râle (peut être à juste titre), un autre, beaucoup plus silencieux, a réalisé une confortable plus-value.

 

 

 

UberPop, Djump, Heetch vs. WeCab et SuperShuttle : le match de l’économie collaborative contre l’économie traditionnelle

Plus qu’un terme à la mode, l’économie collaborative vient bouleverser le paysage des transports. Des acteurs comme Blablacar, Drivy, Lyft, UberPop, AirBnb, grâce à leur capacité d’innovation disruptive, viennent bousculer les acteurs traditionnels du transport et du tourisme. La SNCF considère ainsi Blablacar comme un concurrent à son offre TGV. Les hôteliers pestent contre Airbnb, accusé de proposer des chambres chez l’habitant sans que ces derniers aient à supporter les mêmes charges sociales.

Néanmoins, il serait faux d’affirmer que l’économie traditionnelle est restée figée. Nous avons donc cherché à comparer les offres proposées par des acteurs « traditionnels » comme Transdev ou G7 à celles proposées par les acteurs de la nouvelle économie, UberPop, Djump et Lyft en l’occurrence.

A gauche du ring : La old school team avec Supershuttle et WeCab

Nous avons choisi ces deux sociétés car elles se démarquent des offres de transport classiques.

SuperShuttle

SuperShuttle offre un service de navettes partagées. Cette société fut l’un des premiers transporteurs à proposer un service de transport partagé à la demande pour aller aux aéroports (et en revenir).

Les services proposés par cette société sont en effet à mi chemin entre le bus et le taxi. Comme un bus, les véhicules emportent plusieurs passagers qui ne vont pas à la même destination. Mais comme un taxi, chaque passager est déposé sur le pas de sa porte.

Les tarifs débutent à 25€/pers pour un Paris-Orly par exemple. A ce prix, c’est surtout intéressant si vous voyagez seul(e) et que vous cherchez une alternative au taxi ou au VTC. SuperShuttle est détenue par Transdev, acteur majeur des transports. La société revendique environ 250 000 personnes transportées en France et près de 8 millions dans le monde en 2013. A titre de comparaison, un avion moyen courrier dispose d’environ 250 places. Nombreux sont les vacanciers ayant pu rejoindre l’aéroport grâce à SuperShuttle.

Si ce service propose une alternative financièrement intéressante aux taxis et VTC, ce n’est pas sans contreparties :

  • Si vous quittez l’aéroport, vous devrez accepter de voir d’autres personnes déposées avant vous, ce qui les jours d’embouteillages peut vite devenir pénible, surtout quand on a effectué plusieurs heures de vol et que l’on a hâte de rentrer chez soi.
  • Si vous vous rendez à l’aéroport, vous devrez accepter un horaire imposé pour votre prise en charge. En effet, d’autres passagers sont récupérés avant et après votre prise en charge, ce qui nécessite une planification minutieuse.

SuperShuttle est donc une tentative intéressante pour abaisser le prix des transferts aux aéroports. Néanmoins, ce prix réduit est obtenu au détriment de la flexibilité et de la facilité d’usage.

WeCab : le service de taxis partagés de G7

WeCab est la réponse du Groupe G7 au développement des VTC. Lancé en 2012, le service revendique près de 250 000 passagers transportés, ce qui en fait un sérieux concurrent à SuperShuttle. WeCab offre un service de taxis partagés à prix fixe. Le client achète son transport à pour l’aéroport et paie un montant fixe (qui démarre à 15€ pour Paris-Orly, mais c’est un prix d’appel!). WeCab se charge ensuite de grouper les commandes.

Ainsi, il peut arriver que vous vous retrouviez seul(e) dans votre taxi. Inversement, il peut y avoir jusqu’à trois personnes. Le modèle économique est intéressant, puisque le taxi est payé au compteur alors que le client paie un prix convenu d’avance. Ainsi, WeCab perd de l’argent si un seul passager est dans le taxi, mais en gagne si 3 passagers partagent le véhicule.

Le service est opéré par des taxis traditionnels de la flotte G7. Il offre une alternative intéressante aux taxis classiques ou aux navettes partagés. En effet, WeCab n’est pas forcément plus cher qu’une navette partagée et le nombre limité de passagers évite les détours fastidieux avant de rentrer chez soi.

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A droite du ring : UberPop, Djump, Heetch, les acteurs de l’économie collaborative

De nouvelles applications ont émergé récemment et permettent à de simples particuliers détenteurs de leur permis de conduire de transporter des passagers à la demande contre rémunération. Le mode de fonctionnement est très simple et s’apparente au dispatch des courses chez les centrales de VTC. Le conducteur s’inscrit auprès du service, télécharge l’application, l’installe dans son véhicule et se met à réaliser des courses. C’est tout.

Qui sont les chauffeurs et comment sont ils sélectionnés?

Les chauffeurs sont « normalement » des particuliers qui font occasionnellement des courses pour arrondir leurs fins de mois. Pour intégrer la flotte UberPop, les conducteurs doivent satisfaire plusieurs conditions : détenir leur permis de conduire depuis plus de 3 ans, posséder un véhicule de moins de 5 ans, assister à une formation  » maison  » et présenter un casier judiciaire vierge.

On trouve également des « chauffeurs » à plein temps qui exercent sans pour autant détenir de licence taxi ou VTC.

Et au niveau des prix c’est intéressant?

Les prix sont sans comparaison avec ceux pratiqués par les VTC ou les taxis. A titre d’exemple, Uber X propose un forfait Paris-Orly à 35€. Si vous prenez UberPop, il vous en coûtera 20€, soit 43% de moins.

Donc oui, financièrement c’est très intéressant.

Et c’est légal?

C’est là toute la limite de ce service. Si l’idée de permettre aux gens de travailler à leurs heures perdues est excellente, cette activité évolue clairement en zone grise (pour ne pas dire davantage).

Ces sociétés arguent que les prestations exécutées par leurs membres le sont dans une « logique collaborative« , que leurs membres ne font qu’amortir le coût de la possession de leur véhicule et que par conséquent cette activité ne peut pas être considérée comme lucrative et donc soumise à l’impôt.

Ces arguments sont pour le moins contestables :

  • A la différence du covoiturage, l’activité de UberPop, Heetch ou Djump ne consiste pas à proposer de partager les frais d’un voyage prévu, mais à à organiser à la demande des prestations de transport sans logique de partage. Autrement dit, lorsque vous proposez un covoiturage pour aller à Nantes, vous aviez prévu d’y aller, vous partagez donc vos frais. A contrario, lorsque vous réalisez des courses pour ces sociétés, vous ne connaissez pas la destination avant que le client ne monte dans votre voiture. Il n’y a donc pas de logique de partage de course.
  • Certains chauffeurs font de la réalisation de courses grâce à ces applications leur activité principale (non déclarée). Aucune limite de temps de travail n’est imposée par ces applications. Le caractère occasionnel n’est donc pas contrôlé.
  • Enfin, l’argument d’amortissement de son véhicule permet de justifier le recours au travail non déclaré. Quelle différence entre un chauffeur UberPop (ou Djump, Heetch) et un taxi clandestin? Pourquoi le premier serait un acteur sexy de la nouvelle économie et le second serait un type louche qui comment des actes répréhensibles?

Donc… qui gagne?

Les nouvelles offres de transport sont une véritable bouffée d’air frais dans un marché trop longtemps sclérosé. Le consommateur, lassé par toutes ces années pendant lesquelles les taxis ont été en monopôle, les accueille à bras ouverts. Peut-on lui en vouloir de souhaiter pouvoir rentrer de soirée sans attendre un taxi une heure? Certainement pas. Les prix proposés sont par ailleurs extrêmement intéressants.

Les premiers responsables au succès des offres de transport collaboratives sont donc les taxis et les centrales de réservation qui, en restreignant l’ouverture du marché, ont entraîné chez le consommateur un ardent désir de changement. Si le marché avait été plus ouvert, l’offre plus abondante et moins chère, les « taxis collaboratifs » n’auraient probablement pas eu un tel succès.

Les sociétés de taxis collaboratifs se posent en libérateur de l’oppression des taxis traditionnels (à qui elles peuvent dire un grand merci). Il serait toutefois naïf de croire qu’elles agissent dans le seul intérêt du consommateur. Elles ne contribuent en effet pas au financement des états. Si toute l’économie fonctionnait de cette façon, il n’y aurait plus de routes, d’écoles ni d’hôpitaux (ou alors financés autrement). En gros, elles favorisent l’individu et nuisent à la collectivité (et prélèvent au passage entre 20 et 25% de commission). Point d’angélisme donc, ce n’est pas parce qu’un dealer vend de la bonne came que c’est bon pour vous (bon d’accord c’est pas aussi grave).

Pour autant, réduire l’économie collaborative à l’exploitation d’une faille fiscale est tout à fait inexact. L’économie collaborative introduit une nouvelle organisation du travail plus flexible, plus « horizontale ». En cela, son apport est tout à fait majeur : Les taxis collaboratifs sont donc là pour durer. Les acteurs de la nouvelle économie l’ont bien compris et sont ravis de tout le buzz qui les entoure.

 

Comparatif des prix des VTC pour l’Aéroport d’Orly

Pour se rendre aux aéroports d’Orly et Roissy Charles de Gaulle, près de 30% des passagers optent pour le taxi ou un VTC. Ce chiffre est très élevé et traduit le besoin d’un mode de transport confortable, surtout quand il faut emporter des bagages. Essayez par exemple de prendre le métro avec vos valises, vous allez sentir passer les tourniquets et les escaliers.

Une multitude de sociétés proposent leurs services. Comme nous allons le voir, les prix des VTC pour Orly peuvent aller du simple au double. Nous allons vous les présenter et vous indiquer qui est le moins cher pour se rendre à l’aéroport d’Orly.

Les tableaux ci dessous reprennent les prix constatés des principales sociétés de VTC pour se rendre à l’aéroport d’Orly. Nous proposons un tarif au départ de la rive droite et de la rive gauche :

  • Pour la rive gauche, l’adresse de départ est le boulevard du Montparnasse,
  • Pour la rive droite, l’adresse de départ est la place de la République.

Ce choix est arbitraire, mais il permet d’établir une base de comparaison.

Comparatif des prix des VTC pour aller à Orly en catégorie Eco

En catégorie Eco, les véhicules proposés sont de type Peugeot 508, Mercedes Classe C ou équivalent.

TransporteurCatégoriePrix départ Rive GauchePrix départ Rive DroiteCommentaire
EurecabEcoDès 23€Dès 30€Retrouvez les meilleurs prix sur Eurecab
Uber XEco35€40€Pas de réservation à l'avance.
En cas de forte affluence, Uber augmente ses prix (price surge)
LeCabEco37€37€Prix constant (pas de majoration horaire).
Le chauffeur tient compte du retard éventuel de votre avion.
VIP DriversEco25€32€Très bon sens du service. Réservation à l'avance préférable.
Réserver
AllocabEco37€41€
Chauffeur PrivéEco35€40€
SnapCarEco29€29€Prix en heures creuses (39€ sinon)
Marcel ChauffeurEco32€32€Pour bénéficier de ce prix, il faut réserver 48h à l'avance.
Ecota.coEco32€35€les prix indiqués correspondent à une moyenne sur l'agglomération, ils sont fixés à la réservation.
ADD ChauffeurEco25€32€Implanté dans le sud de Paris, ADD Chauffeur propose des prix très compétitifs pour Orly. Réservation.
Réserver
Le cap ServicesEco28€36€Autre transporteur compétitif
Réserver
Alliance Drivers ParisEco35€45€Le chauffeur vous attend à l'aéroport si votre vol est en retard.
Réserver

Comparatif des prix des VTC pour aller à Orly en catégorie Berline

En catégorie Eco, les véhicules proposés sont de type Mercedes Classe E, Citroën C6, Audi A6 ou équivalent.

TransporteurCatégoriePrix départ Rive GauchePrix départ Rive DroiteCommentaire
EurecabBerlinedès 29€dès 39€Réservez la meilleure offre sur Eurecab
Alliance Drivers ParisBerline40€40€Le chauffeur vous attend en cas de retard de votre avion.
Réserver
UberBerline50€60€Pas de réservation à l'avance.
En cas de forte affluence, Uber augmente ses prix (price surge)
SnapCarBerline50€50€
AllocabBerline50€55€
Chauffeur PrivéBerline50€60€
DriveBerline40€45€

Comparatif des prix des VTC pour aller à Orly en Van

Si vous vous rendez à l’aéroport d’Orly en groupe (5 à 7 personnes), cette solution est particulièrement indiquée. Voici les offres disponibles :

TransporteurCatégoriePrix départ Rive GauchePrix départ Rive DroiteCommentaire
EurecabrVanDès 40€Dès 60€Réservez la meilleure offre sur Eurecab
UberVan50€60€Pas de réservation à l'avance.
En cas de forte affluence, Uber augmente ses prix (price surge)
AllocabVan55€70€
Chauffeur PrivéVan50€60€
EcoTacoVan50€50€Originaire de Lille, Ecotaco s'est récemment implanté à Paris. Prix très compétitifs en VAN. Prévoir quelques heures de délai de réservation.

Vous souhaitez pouvoir comparer d’autres transporteurs ?

Vous pouvez nous écrire (dans les commentaires) pour nous faire part d’un bon plan. Nous avons par ailleurs crée un comparateur de prix Taxi/VTC. Certains des transporteurs proposés dans ce comparatif y figurent déjà. D’autres sont ajoutés chaque jour, vous pouvez vous y rendre à l’adresse eurecab.com.