Les taxis G7 lancent l’appli eCAB

Nous vous parlions (ici) de l’arrivée d’Uber sur le marché français des courses (taxi ou VTC), concurrençant de fait les taxis G7 qui y occupent une position dominante, avec 7700 taxis affiliés (sur 18 000 taxis parisiens).

La bataille du taxi à Paris

Débarqué dans la capitale en 2012, Uber a pris une position très forte en à peine trois ans, à Paris comme dans la plupart des métropoles du monde. Comment l’expliquer ?

Il faut se souvenir que les taxis, installés dans un monopole centenaire, avaient fini par donner de la profession une image peu avenante. Le contraste avec les nouveaux entrants des années 2010 était marqué : parmi ceux-là, Uber a proposé un service qui surclassait ce que les taxis traditionnels proposaient jusqu’alors, au moyen d’une appli mobile très efficace et d’un service standardisé. Trois points ont marqué l’innovation du service :

  • Suivre le chauffeur pendant son approche, ce qui réduit le stress d’une attente aléatoire,
  • Noter les chauffeurs après une course rassure ceux qui hésiteraient à commander, à l’instar des Amazon, Tripadvisor, et nombre de VTC,
  • Régler sa course sans monnaie, au moyen de la carte bancaire enregistrée dans l’application.

Ensuite, Uber a répandu son service auprès de personnes qui prenaient peu ou pas le taxi traditionnel, distribuant des bons cadeaux auprès de jeunes actifs ou d’étudiants en retour de soirée.

Contre-attaque des majors du taxi : eCAB.

Après les taxis bleus dont nous parlions dans un précédent article, c’est au tour des taxis G7 de lancer sa contre-attaque.

contreattaque2

Celle-ci s’appuie sur sa nouvelle application eCAB, fer de lance d’une contre-offensive dont les objectifs sont  à la hauteur des résultats de la campagne d’Uber aux quatre coins du monde. A cette fin, G7 ne lésine pas sur les moyens, appuyant son lancement d’une campagne de pub TV avant/après la météo du 20h sur France2.

Le taxi G7 désormais à Bruxelles, Amsterdam, Paris, et ailleurs

Actuellement, le service est disponible à Bruxelles, Amsterdam, ainsi que sur plusieurs villes de province. Ensuite ? G7  l’annonce sur son site : 

« Fin 2015, [l’application eCAB] couvrira 50 villes, 9 pays, 3 continents, avec 40 000 taxis »

Regardons à présent l’application elle-même

Elle reprend pratiquement toutes les nouvelles fonctionnalités qui ont fait le succès des Uber, Chauffeur Privé, SnapCar, Allocab, Le Cab et consorts lors de leur entrée sur le marché :

Visualisation de l’approche du chauffeur réservé, notation du chauffeur, paiement par CB, … tout cela est désormais en place dans cette nouvelle application.IMG_4867

Ensuite des éléments propres au savoir-faire de G7 sont soignés :

  • Accent mis sur les gares et aéroports,
  • Trois niveaux de service (eCab, eCab+, eCabVIP)
  • La disponibilité du service dans un nombre important de villes au travers du réseau partenaires des taxis G7.

Enfin, G7 met en avant des atouts propres aux taxis de sa flotte :

  • L’utilisation des couloirs de bus, qui reste un atout exclusif des taxis,
  • La possibilité de réserver sa course à l’avance, ce que ne propose pas Uber.

 

Combien ça coûte ?

Le prix se base toujours sur le prix d’une course de taxi réservée, tarifée selon le compteur, qui dépend lui-même du trajet d’approche et de l’état de la circulation. A cela s’ajoute un supplément propre à la gamme choisie (en déplaçant le curseur rouge), en contrepartie de services plus étoffés :

  • eCAB (simple) : pas de supplément, paiement à bord du véhicule.
  • eCAB+ : supplément de 10% du montant de la course, paiement via l’appli.
  • eCAB VIP : supplément de 10% du montant de la course +6€, paiement via l’appli.

Résultat : toujours plus de services … mais où sont les prix ?

Pour le consommateur, l’émergence de nouvelles offres, et par ricochet la stimulation des offres traditionnelles de taxis, sont assurément une bonne nouvelle.

Cependant, parmi toutes ces offres, une majorité reste peu transparente sur les conditions tarifaires d’une course. En particulier, le mode de paiement automatisé simplifie la vie du client, au risque de le désensibiliser par rapport au prix du service : au moment de commander, celui-ci ne connait pas le prix de la course, et une fois arrivé à destination il n’a pas à sortir de moyen de paiement, le règlement se fait par prélèvement automatique.

Cette situation est singulière : que ce soit dans l’hôtellerie, le voyage en avion ou en train, les prix sont toujours connus au moment de la commande.

Chez Eurecab, nous croyons que le choix donné au consommateur est nécessaire, mais peu utile si celui-ci ne peut comparer les services et les prix. Très concrètement, nous mettrons notre comparateur en ligne d’ici peu. A suivre !

Souhaitez-vous être tenus au courant du lancement du nouveau service ? Inscrivez-vous ici. A bientôt !

[inbound_forms id= »1793″ name= »Recueil email »]

 

A propos de l'auteur Voir tous les posts

Cedric

Leave a Reply

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs nécessaires sont marqués *